12 novembre 2013

2. Corde de pendu

Ce livre, "Le feu sous la cendre", est né dans des circonstances qu'il vaut sans doute la peine de conter... Ce que Françoise Petitdemange et moi avions déjà fait dans "La clef des champs", ce récit autobiographique que nous avons publié en 1990, et dont voici un extrait : "À Mâcon, nous nous étions installés dans un hôtel parfaitement minable. C'était les tout premiers jours de juillet 1983 : nous nous préparions à affronter des semaines difficiles. Il fallait limiter les frais au strict nécessaire. Nous fûmes donc assez... [Lire la suite]

12 novembre 2013

3. Naufrage de l'hôtellerie mâconnaise

À relire "La clef des champs", Françoise Petitdemange et moi redécouvrons, trente ans plus tard, qu'il se passait d'étranges choses, en juillet 1983, dans l'ancien fief d'Alphonse de Lamartine... Il y avait d'abord cette dégressivité du tarif hôtelier... Mais lisons la suite :      "Illico, l'argent économisé fut en partie investi dans l'achat d'un bloc de papier pelure de couleur jaune qui devait nous servir de brouillon pour le gros livre alors en préparation : "Le feu sous la cendre". Certes, la... [Lire la suite]
14 novembre 2013

6. Le feu de la guerre des classes

Françoise Petitdemange et moi avons donc quitté Mâcon un peu plus vite que prévu... Notre étape prochaine, fixée dès longtemps, devait être Lyon. Le hasard des locations offertes sur les affichages de la place des Terreaux allait nous réserver une vraie surprise : pendant trois ans, nous vivrions là-même où avaient vécu ces personnages dont nous avions commencé à écrire l'histoire dans les toutes premières pages du naissant "Feu sous la cendre" : les canuts. Comme l'avait écrit le préfet du Rhône des années 1830, Bouvier... [Lire la suite]
19 novembre 2013

15. Libre-échange et concurrence internationale : l'adaptation nécessaire de la main-d'oeuvre

Dix ans avant que Napoléon III ne se décide à s'enferrer avec la Prusse dans une guerre qui allait se révéler calamiteuse pour lui tout spécialement, et pour la France plus généralement, il s'était avancé vers une politique nouvelle, du côté de l'Angleterre, en signant le traité de libre-échange de 1860. La concurrence étrangère désormais imposée à l'économie française devait se traduire, dès que possible, par une modification assez profonde du système industriel de pro-duction. De nouvelles machines, de... [Lire la suite]