16 novembre 2013

11. Une leçon particulièrement "payante"

L'ambiance dans laquelle s'est réalisée la fabrication du consensus nécessaire à l'exis-tence de la "nation" française va nous être rendue par le futur maréchal de Saint-Arnaud qui écrit à son frère le 1er juillet 1848 :"(...) une dépêche télégraphique [...] nous a appris à Alger que l'on se battait à Paris depuis le 22, que la garde nationale et l'armée réunies avaient affaire aux Ateliers nationaux. C'est la guerre civile. C'est la bourgeoisie et le vrai peuple, les bons ouvriers, contre les gueux, la canaille, les Cabetistes,... [Lire la suite]

17 novembre 2013

12. La bourgeoisie française d'après 1871 perfectionne les outils de sa domination

Il y a un temps pour tout. Dans le numéro du 6 mai 1871 du Drapeau Tricolore, Francisque Sarcey avait souligné le problème que posait l'existence de la Commune de Paris, et indiqué la solution qui lui était immédiatement applicable : "Il faut que Paris cède et soit vaincu. Dût-on noyer cette insurrection dans le sang, dût-on l'ensevelir sous les ruines de la ville en feu, il n'y a pas de compromis possi-ble..." ("Le feu sous la cendre", page 301) C'est qu'il y va d'une question de principe. Francisque... [Lire la suite]
18 novembre 2013

13. Le vrai ciment de la France bourgeoise : le sang des Communards

La crudité des mots n'est rien évidemment à côté de la réalité qu'ils reflètent... Voici ce qu'on peut lire dans L'indépendance Française du 26 mai 1871 :"Au moment où le souffle nous revient, où l'air rentre dans nos poumons flétris par l'impur courant de ces monstres odieux, un seul cri peut sortir de nos lèvres, et ce cri sera celui de tout Français : Pas de pitié pour ces infâmes ! Un seul châtiment peut expier de pareils crimes : La mort !" ("Le feu sous la cendre", page 302) Ainsi, ce qui persiste au sein de la société... [Lire la suite]
18 novembre 2013

14. Les petits miracles de la persuasion laïque

Comme nous l'avons vu, c'est au pire de la tourmente lyonnaise de 1831, que Saint-Marc Girardin avait avancé une idée qui devait connaître un bel avenir. En présence de cette insurrection des "Barbares qui menacent la société", il avait écrit : "Et ces hommes à qui il faut tant de vertu, tant de réserve, ce sont des hommes que la société a laissés pendant longtemps sans instruction. Elle ne leur a pas donné la lecture qui pouvait les éclairer, les instruire, les civiliser, et elle leur donne des armes !" ("Le feu sous la cendre",... [Lire la suite]
19 novembre 2013

15. Libre-échange et concurrence internationale : l'adaptation nécessaire de la main-d'oeuvre

Dix ans avant que Napoléon III ne se décide à s'enferrer avec la Prusse dans une guerre qui allait se révéler calamiteuse pour lui tout spécialement, et pour la France plus généralement, il s'était avancé vers une politique nouvelle, du côté de l'Angleterre, en signant le traité de libre-échange de 1860. La concurrence étrangère désormais imposée à l'économie française devait se traduire, dès que possible, par une modification assez profonde du système industriel de pro-duction. De nouvelles machines, de... [Lire la suite]
20 novembre 2013

16. Sur le sang des Communards, la montée d'une classe intermédiaire...

Après la défaite face à la Prusse, après le retournement des fusils d'une partie de l'armée française contre le peuple de Paris - hommes, femmes, enfants et vieillards -, après la perte de l'Alsace-Lorraine qui, aussitôt, invitait à la Revanche, la France allait devoir emboiter le pas à l'Allemagne et à l'Angleterre, et, tout en rénovant son industrie et son armée, rebâtir une unité nationale. Elle le ferait autour de la République conservatrice de monsieur Thiers et de la fiction d'une Histoire de France tout en images...... [Lire la suite]
20 novembre 2013

17. Le sabre et le goupillon "laïc" ou pas : un enseignement primaire qui synthétise tout

Faire feu de tout bois, c'est bien là le joli principe sur lequel va déboucher la grande peur des bien-pensants du temps de la Commune de Paris. Le tout devant se trouver couronné par l'heureux dénouement  du procès en béatification de Jeanne d'Arc en 1912, soit à la veille du déclenchement de la première guerre mondiale qui verra les catholiques rallier, comme un seul homme, la France républicaine pourtant issue de la séparation, en 1905, de l'Église et de l'État.  Mais, à peine le sang des Communards avait-il été... [Lire la suite]